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  "title": "EasyJet aligne les offres d’Apollo et Castlelake dans la bataille pour son rachat",
  "date": "Mon, 03 Aug 2026 14:00:00 +0000",
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    "La low cost britannique easyJet a décidé de repousser à la fin de la semaine la date limite accordée au fonds américain Castlelake pour déposer une offre de rachat ferme, afin d’aligner cette échéance sur celle d’Apollo . Cette décision intervient alors que la low‑cost britannique, fragilisée par le conflit au Moyen-Orient, reste au cœur d’une bataille de fonds d’investissement attirés par ses créneaux aéroportuaires et son potentiel de croissance. EasyJet prolonge le délai accordé à Castlelake La compagnie aérienne britannique easyJet, deuxième low‑cost européenne derrière Ryanair, a indiqué lundi avoir repoussé « jusqu’à la fin de la semaine » le délai accordé au fonds Castlelake pour formuler une offre de rachat ferme. Castlelake, qui avait initialement jusqu’à lundi pour se décider, dispose désormais, comme son concurrent Apollo, de temps jusqu’à vendredi 17 heures, heure de Londres, pour « annoncer une intention ferme de déposer une offre » ou renoncer, selon le communiqué de la compagnie. « Dans le but d’aligner » les modalités, easyJet a choisi d’harmoniser les échéances pour les deux fonds, maintenant ainsi la pression tout en préservant un cadre concurrentiel entre les prétendants. Cette décision intervient alors que des discussions approfondies, incluant des travaux de due diligence, se poursuivent avec Apollo et",
    "Castlelake pour analyser la situation financière, juridique et opérationnelle de la compagnie. Apollo en position de force face à Castlelake Le rapport de force penche clairement en faveur d’Apollo . Début juillet, easyJet a annoncé un « accord de principe » avec ce fonds sur les termes d’une offre en numéraire à 7,15 livres par action, valorisant la compagnie à 5,7 milliards de livres, soit environ 6,7 milliards d’euros. « Le conseil d’administration estime que la proposition d’Apollo offre une meilleure valeur aux actionnaires qu’une offre au prix de 6,90 livres par action » formulée par Castlelake, a indiqué la compagnie dans un précédent communiqué, soulignant que l’offre d’Apollo « délivre une issue supérieure pour les actionnaires d’easyJet ». Castlelake, de son côté, avait présenté plusieurs propositions successives depuis le printemps, la dernière valorisant easyJet autour de 5,5 milliards de livres, soit 6,90 livres par action. Après avoir d’abord accepté un accord de principe avec Castlelake, le conseil d’administration a finalement donné sa préférence à l’offre améliorée d’Apollo, jugée plus attractive et plus sécurisée. Créneaux aéroportuaires et marque : les atouts d’easyJet Si deux grands fonds américains se disputent easyJet, ce n’est pas un hasard. La compagnie fondée en 1995 et basée à Luton s’est constituée au",
    "fil des années un portefeuille de créneaux aéroportuaires de haute valeur, notamment à Londres-Gatwick, Londres-Luton, Genève, Berlin ou encore dans plusieurs grands aéroports méditerranéens. Comme le résume un décryptage consacré à l’opération, « les fonds américains sont attirés par les précieux créneaux aéroportuaires d’easyJet, la force de sa marque et ses perspectives de croissance » , dans un secteur où certains actifs restent sous‑valorisés en Bourse. EasyJet est aujourd’hui la deuxième compagnie low cost d’Europe en nombre de passagers, derrière Ryanair, avec une activité fortement concentrée sur le court et moyen‑courrier intra‑européen et une flotte homogène d’Airbus de la famille A320. Pour un investisseur, cet ensemble – créneaux, marque, base de clientèle, réseau densifié – offre un levier de restructuration et de rendement financier important, à condition de maîtriser les coûts et les cycles du coût carburant. Un contexte financier fragilisé par le conflit au Moyen-Orient Cette bataille financière intervient dans un environnement qui s’est brutalement dégradé pour la compagnie. Lors de son troisième trimestre décalé, clos fin juin, easyJet a vu son bénéfice avant impôts plonger de 70%, à 85 millions de livres (près de 100 millions d’euros), contre 286 millions un an plus tôt. « Les performances ont été affectées",
    "par la hausse des prix du carburant et une baisse de la demande des consommateurs à la suite du déclenchement du conflit au Moyen-Orient » en mars, explique la compagnie dans un communiqué. Les coûts de carburant ont augmenté de 105 millions de livres sur un an, comprimant la rentabilité malgré une activité toujours soutenue. La low‑cost a transporté près de 26 millions de passagers sur le trimestre, avec un coefficient de remplissage supérieur à 88%, mais dans un environnement tarifaire plus tendu, marqué par une baisse du revenu par siège‑kilomètre offert. Le titre easyJet, coté à Londres, progressait néanmoins d’environ 2% lundi matin, les marchés saluant le maintien d’un scénario de rachat et le soutien affiché au projet d’Apollo. Les enjeux Au‑delà de la joute financière, l’éventuelle prise de contrôle d’easyJet par un fonds américain pose des questions stratégiques pour le transport aérien européen. Un changement d’actionnariat pourrait influer sur la politique de croissance de la flotte, la structure de coûts, la stratégie de bases et, à terme, les niveaux de tarifs pour les passagers, notamment sur les marchés où easyJet concentre une forte part de capacité, comme le Royaume‑Uni ou la Suisse. @easyJet"
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  "source": "air-journal"
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